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Écrit par Sylvia EVRARD   
12-09-2006

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Hôpital Saint-Sauveur Lille 1896

     Les sœurs hospitalières sont encore un peu les parents pauvres de l’historiographie. Marie-Claude Dinet-Lecomte explique ce constat par la rareté et la dispersion des sources. « A la différence des ordres contemplatifs et intellectuels, les communautés hospitalières, quel que soit leur statut canonique, n’avaient ni le temps, ni le goût d’écrire »(1).Leur étude doit s’effectuer dans le cadre de l’histoire religieuse en général mais aussi dans un faisceau d’approches comme l’histoire de l’assistance, de la protection sociale, de l’histoire hospitalière, ces domaines étant complètement renouvelés depuis les travaux de Gabriel Lebras, de Michel Mollat, de Jean Imbert de Jean Pierre Gutton, de Colin Jones, de Claude Langlois, d’Olivier Faure…

 


 

 (1)M.-C. Dinet Lecomte, Les soeurs hospitalières en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, la charité en action, Paris, Honoré Champion éditeur, 2005

 

 
Introduction
Écrit par Sylvia EVRARD   
12-09-2004

    Les Augustines ont une histoire millénaire. Elles se dévouent pour les personnes souffrantes dans le nord de la France depuis le XIe siècle. Mais d’où vient cet intérêt pour les infirmes et les malades ? Saint Augustin indique dans sa règle :

 

 

 Saint Augustin
Saint Augustin, Peinture de Juste de Gand XVe siècle
 
 
« ... les malades doivent prendre moins pour n'être pas accablés, les convalescents doivent être traités de manière à être au plus tôt rétablis, fussent-ils sortis de la dernière indigence : comme si la maladie venait de leur causer la faiblesse laissée aux riches par leurs habitudes premières. Mais après avoir réparé leurs forces, qu'ils reviennent à leur ancien genre de vie, plus heureux et d'autant plus convenable aux serviteurs de Dieu, qu'ils y éprouvent moins de besoins. »
 

Œuvres Complètes de St Augustin, Tome III pp 587-591. Ed L Guérin. Bar le Duc 1864.Traduction de M l’abbé Raux.